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Jalouse


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Nathalie Pêcheux, professeure de lettres divorcée, passe quasiment du jour au lendemain de mère attentionnée à jalouse maladive. Si sa première cible est sa ravissante fille de 18 ans, Mathilde, danseuse classique, son champ d'action s'étend bientôt à ses amis, ses collègues, voire son voisinage... Entre comédie grinçante et suspense psychologique, la bascule inattendue d’une femme.


Interview

Jalouse

La Jalousie

“On avait pensé à Meryl Streep mais elle n’était pas libre !”

Six ans après le sirupeux La Délicatesse, David et Stéphane Foenkinos ont la bonne idée de revenir avec un film au sujet plus corrosif. Il est porté par une hilarante Karine Viard, qui confirme une fois encore qu’elle n’est jamais aussi convaincante que dans l’excès. Rencontre avec les Foenkinos lors de la tournée d’avant-premières de Jalouse.

Quel a été l’élément déclencheur de Jalouse ?
 
On voulait faire un nouveau portrait de femme suite à La Délicatesse, avec un personnage qui a le même prénom, Nathalie, mais qui représente la génération précédente. Le moment de bascule où une femme a 50 ans. On s’est vite rendu compte que la jalousie mère/fille est un thème très peu abordé au cinéma. Au fur et à mesure, on a élargi le spectre de la jalousie à tous les gens autour d’elle. On voyait un potentiel comique : être malveillant avec des gens sympathiques, forcément ça fait rire !
 
Cette femme, c’était forcément Karine Viard ?
 
On avait pensé à Meryl Streep mais elle n’était pas libre (rire) ! On voulait Karine pour sa puissance comique inouïe. Karine a accepté tout de suite en nous disant d’allez le plus loin possible. C’est ce qui est exceptionnel chez elle. Elle n’a pas peur de froisser son image. Et elle gagne à être libre à ce point, elle devient humaine, touchante en assumant complètement la partie extrêmement négative du personnage.
 
Au-delà de la farce, Jalouse n’en dit-il pas beaucoup sur notre société ?
 
Oui. Avoir 50 ans aujourd’hui, cela peut être compliqué : les rapports avec les collègues, l’ex-mari qui a une nouvelle vie… À un moment Nathalie dit : « C’est insupportable, le bonheur des autres me saute à la figure ! ». Il y a quelque chose de vrai là dedans. Elle voit sa fille heureuse avec ce garçon si magnifique, sympa, même pas agaçant. C’est vrai qu’on a envie de les tuer quand on les voit tous les deux (rire) !

propos recueillis par Matthieu Chauveau
L'avis de la rédaction

Jalouse

« Quelqu’un qui se montre malveillant avec des gens sympathiques, forcément ça fait rire ! ». C’est sur la foi de ce constat que David et Stéphane Foenkinos, passés par le cinéma Gaumont à Nantes le mois dernier, ont imaginé Jalouse (sortie le 8 novembre), comédie déjantée emmenée par une Karine Viard délicieuse d’excès. « Karine a accepté tout de suite en nous disant d’aller le plus loin possible. Elle n’a pas peur de froisser son image et elle y gagne en assumant complètement la partie négative du personnage, elle en devient plus humaine... » nous ont confié les deux frères.

Matthieu Chauveau
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