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L'Embarras du choix


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Juliette est totalement incapable de se décider sur quoi que ce soit. Même à 40 ans, elle demande à son père et à ses deux meilleures amies de choisir pour elle. Lorsque sa vie amoureuse croise la route de Paul puis d’Etienne, aussi charmants et différents l’un que l’autre, forcément, le cœur de Juliette balance. Elle devra prendre elle-même la décision.
QUI
de Eric Lavaine, avec Alexandra Lamy, Arnaud Ducret, Jamie Bamber, 1h37, France
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Interview

L'Embarras du choix

Éric Lavaine

« Je voulais que ce soit beau »

D’Incognito à Barbecue, en passant par Bienvenue à bord, le scénariste sur la série H s’est spécialisé dans la comédie française populaire. Retrouvant Alexandra Lamy après Retour chez ma mère, il s’aventure aujourd’hui du côté de la comédie romantique.

Pourquoi s’interroger sur la difficulté de choisir ?
C’est un thème sociétal. On a tous des stratégies différentes par rapport aux choix. On est confronté à un tas de décisions chaque jour, plus ou moins importantes. J’ai interrogé une psychanalyste et mon personnage souffre d’une véritable pathologie. Faire un choix la renvoie à l’idée de mort parce qu’elle a perdu sa mère suite à une mauvaise décision. Alors elle délègue ses choix à ses copines, son père. Moi, je prends toujours mes décisions très vite, sur un coup de tête.

Comme celle de retravailler avec Alexandra Lamy ?
Je pense à moi et à mon travail, alors à talent égal, je vais choisir les gens que j’aime et avec qui ça se passe bien. Alexandra est talentueuse, elle a les pieds sur terre et elle fait réellement attention aux autres : c’est d’ailleurs pour ça qu’elle a un coefficient de sympathie incroyable.

Et pour ses partenaires ?
La grosse difficulté c’était de trouver un comédien français de 40 ans, séduisant et qui possède le sens de la comédie. Si on enlève Dujardin pour des raisons évidentes, il ne reste plus grand monde. J’ai découvert Arnaud Ducret au théâtre, il est beau mec, a le sens du rythme et une énergie incroyable. Et une séduction différente de Jamie Bamber qui paraît plus fragile, sensible. C’était important que le spectateur ne sache pas avec qui Alex va finir.

Vous êtes-vous inspiré des comédies anglo-saxonnes ?
Je suis nourri de plein de références, Yves Robert, Claude Sautet et bien sûr les comédies britanniques comme Quatre mariages et un enterrement, Coup de foudre à Notting Hill ou Joyeuses funérailles qui est irrésistible. J’ai essayé d’obtenir cette qualité qu’elles ont en termes de direction artistique, de musique et d’image. Je voulais que ce soit beau, j’ai filmé en cinémascope Paris, Versailles, l’Écosse… Sur la forme, ça m’inspire mais sur l’histoire je n’ai pas changé mes habitudes. Comme dans Barbecue ou Retour chez ma mère, je pars du drame pour obtenir la véracité des situations et après la comédie peut naître. L’humour, lui, vient tout seul.

Propos recueillis par Laurence Kempf
L'avis de la rédaction

L'Embarras du choix

Le pitch ? À quarante ans, Juliette a enfin rencontré l’homme de sa vie. Le problème, c’est qu’il y en a deux et que Juliette n’a jamais su faire un choix…
Verdict Après Retour chez ma mère, Éric Lavaine continue de féminiser ses comédies populaires, lorgnant ici du côté romantique à l’anglaise. Mais curieusement dans l’archétype des personnages, ce sont les garçons qui l’emportent (Arnaud Ducret, Jamie Bamber, Jérôme Commandeur, Lionnel Astier), plus nuancés et charmants que les filles (Alexandra Lamy, Anne Marivin et Sabrina Ouazani).

L.K
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