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Cirque

La Chute des anges

La Chute des anges Cirque

Entre terre et ciel, des cordes lisses, des tissus, des mâts chinois relient entre eux des anges-acrobates. Que le monde s’élève ou chute, l’humanité s’accroche. Femme de cirque, Raphaëlle Boitel fait du plateau le lieu d’un art total où les gestes et les sons se répondent.

Calendrier Dates :
  • Vendredi 17 mai 2019 à 20h30
  • Samedi 18 mai 2019 à 17h30
  • Lundi 20 mai 2019 à 20h30
  • Mardi 21 mai 2019 à 20h00
  • Mercredi 22 mai 2019 à 20h00
  • Jeudi 23 mai 2019 à 14h00
Localisation Lieu : Le Grand T, 84, rue du Général Buat
44000 Nantes
Prix : de 9€ à 25€
Site web Site : legrandt.fr/spectacles/la-chut...
Avis rédaction

L'avis de la rédaction

Au-delà de la chute

On n’oublie pas le travail de Raphaëlle Boitel. Chaque spectacle est un voyage. Metteure en scène et chorégraphe, elle aime croiser les disciplines. Théâtre, cirque, danse… tout ce qui se joue, en images et en musique, est au cœur de sa démarche. Avec ses habituels complices, Tristan Baudoin pour la musique, Arthur Bison pour les costumes, Raphaëlle Boitel ne s’interroge pas sur le sexe des anges. Nous sommes toutes et tous concernés. C’est en effet du temps présent dont elle nous parle. Les temps sont graves mais, au-delà de la chute, c’est d’un hypothétique rebond dont le monde a vraiment besoin. Pas de discours, simplement des êtres en mouvement qui explorent notre nature humaine. Avec, en fil rouge, la seule question qui vaille : la façon dont on se relève.

L'interview

L'interview

Raphaëlle Boitel

Retour au Grand T pour Raphaëlle Boitel. Après L’Oubliée et 5è Hurlants, l’artiste présente La Chute des anges. Un spectacle magique et envoûtant, aux multiples influences, qui mêle cirque, danse, théâtre et cinéma. Rencontre.

" “J’ai besoin de dire qu’il y a encore de l’espoir même si c’est difficile.” "

Le public nantais se souvient de 5è Hurlants, à quoi doit-il s’attendre ?
Si les gens me suivent, ils verront qu’on est entre L’Oubliée et 5è Hurlants. On développe une esthétique qui transparaît dans tous mes projets. C’est un peu plus chorégraphique et un peu moins cirque. Je travaille toujours avec des artistes de cirque mais j’aime les interprètes polymorphes ou que je rends polymorphes. La Chute des anges parle davantage des êtres humains et de notre société.
 
Qu’est-ce qui définit le style du spectacle ?
L’esthétique, le travail de la lumière en clair obscur qui devient un personnage, la musique originale viscérale et organique. Je me répète mais c’est un travail qui parle beaucoup des êtres humains, ce qui fait que chacun peut s’identifier à ce qui se passe sur scène. C’est un spectacle d’émotions, comme dans les montagnes russes. On est autant dans le rire que dans les pleurs même si on ne va pas forcément jusqu’à pleurer.
 
Le spectacle nous plonge dans l’avenir, est-ce le meilleur moyen de parler du présent ?
Oui c’est vraiment ça. Je pense que c’est une belle manière pour aller encore plus loin dans le futur.
 
Quand vous commencez à travailler sur un nouveau spectacle, à quoi pensez-vous d’abord ?
Je pense à ce qui m’interpelle le plus. C’est toujours le propos qui prédomine. Je suis dans le corps, je travaille avec la physicalité mais je développe le propos.
 
Quel est donc le propos de La Chute des anges ?
Lorsqu'on est artiste, il est important de parler de ce qui nous concerne et de ce qui concerne le monde. J’ai envie de dire aux gens à quel point c’est important d’être ensemble et soudés dans une réflexion globale. On peut toujours changer les choses et j’ai besoin de dire qu’il y a encore de l’espoir même si c’est difficile. Je plonge le spectateur dans une ambiance un peu noire où on ne se regarde presque plus. C’est une métaphore de notre société où la technologie qui évolue nous fait perdre le contact humain. On avance mais on fait beaucoup de pas en arrière.
 
Le plus important, est-ce surprendre ou toucher le spectateur ?
Les deux.  J’aime surprendre mais je préfère que ça vienne naturellement. Si tu es touché, tu peux plus facilement réfléchir. Et pour moi, il est important qu’on se pose des questions.
 
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Elles sont nombreuses : 1984, l’allégorie de la caverne, le travail de Terry Gilliam, Le Caravage, de La Tour, tout le travail en clair obscur. Je m’inspire de films de SF et du cinéma muet. Il y a une sorte de Buster Keaton ou de personnage à la Chaplin,  ce qui fait que les enfants accrochent. Ils permettent aux adultes de lâcher prise car ils rient beaucoup, ce qui est une forme de libération. C'est un peu comme chez les Anglo-Saxons qui rient comme les enfants car mon humour est un peu noir.



Propos recueillis par Patrick Thibault
Crédit photos : © Marina Levitskaya
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